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Les décors floraux ( 1770-1815)English version

                            

La typologie décorative de la rose au gabarit (modèle de carton bois ou métal servant de guide pour l'élaboration de la forme d'une pièce) disposée en semis ou réunie en petits bouquets, à la mode dans les années 1745- 1755, apparaît à Marseille vers 1750 en même temps que l’usage du petit feu (La pièce est cuite une premiŠre fois pour obtenir un biscuit, puis elle est emaillée et recuite une deuxième fois , le peintre décore la pièce.et subit une ...) .

La seconde moitié du XVIIIe siècle voit aussi une évolution en matière de senteurs: la mode est aux parfums végétaux et, parallèlement, les décors floraux se multiplient sur la céramique : roses, œillets, bouquets et insectes sont alors reproduits sur la faïence.


La manufacture de Samadet a reproduit plusieurs types de roses de couleur rose, violine, jaune et même bleue  sur ses faïences telles que :

- la rose dite chatironnée (cernée), la plus détaillée, aux tiges entrelacées et épineuses. Cette rose est inspirée de la fabrique de la Veuve Perrin (Manufacture de faïence crée en 1733 par Claude Perrin. A sa mort en 1748, c'est sa veuve qui reprend la manufacture sous le nom de la Veuve Perrin. Manufacture ...) à Marseille célèbre pour avoir peint des roses en camaïeu (Le camaïeu est le mélange d'une couleur pure additionné de valeurs de ton ( blanc, gris, noir) qui permet de créer un dégradé de ton.) vert.

- La rose associée aux renoncules  dite  la petite rose de Samadet existe jusqu'en 1815.

- La rose stylisée est constituée de cercles concentriques. Ce décor est beaucoup plus rapide à réaliser que les autres roses. Ce décor connaît une forte popularité au XIXe siècle.

- La rose à petit feu (La pièce est cuite une premiŠre fois pour obtenir un biscuit, puis elle est emaillée et recuite une deuxième fois , le peintre décore la pièce.et subit une ...)
Créée dans le but de rivaliser avec la porcelaine (Pâte qui, à l'état naturel est d'un blanc très pur après la cuisson et présente un aspect vitrifié. Sa température de cuisson peut varier entre 1250 et 1460°C) , la technique de décor au petit feu (La pièce est cuite une premiŠre fois pour obtenir un biscuit, puis elle est emaillée et recuite une deuxième fois , le peintre décore la pièce.et subit une ...) permet d’obtenir une gamme de tons plus variés qu’avec le grand feu (Se dit d'un décor peint sur un émail opacifiée à l'étain. La palette des couleurs comprend un bleu, un vert , un pourpre, un jaune ou un orange. Elles necessitent ...) . Samadet est touché par cette nouveauté entre 1780 et 1788. La maîtrise de cette technique est imparfaite car le rose présente une teinte violine et l’intégration des couleurs à l’émail est parfois insuffisante.

Les roses forment des bouquets souvent accompagnés par d’autres fleurs telles que l’œillet, le myosotis, l’anémone, la marguerite, la tulipe (présente sur des pièces de petit feu (La pièce est cuite une premiŠre fois pour obtenir un biscuit, puis elle est emaillée et recuite une deuxième fois , le peintre décore la pièce.et subit une ...) ) en bouton ou déjà écloses, et la  fleur de la passion.

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