AccueilLes décors à la terrasse (1760-1790)

Les décors à la terrasse (1760-1790) English Version

                                

 

On les trouve d’abord réalisés en camaïeu (Le camaïeu est le mélange d'une couleur pure additionné de valeurs de ton ( blanc, gris, noir) qui permet de créer un dégradé de ton.) vert après 1760 puis en polychromie après 1770.
 A la suite de la manufacture de Strasbourg qui a été la première en France à utiliser la technique du petit feu (La pièce est cuite une premiŠre fois pour obtenir un biscuit, puis elle est emaillée et recuite une deuxième fois , le peintre décore la pièce.et subit une ...) , les faïenciers de grand feu (Se dit d'un décor peint sur un émail opacifiée à l'étain. La palette des couleurs comprend un bleu, un vert , un pourpre, un jaune ou un orange. Elles necessitent ...) se mettent à imiter un certain nombre de leurs décors.
Parmi ceux-ci, figure « le décor à la terrasse » composé d’une terrasse herbeuse ou rocheuse, sur laquelle figurent des personnages ou des animaux.
Les types principaux sont la chinoiserie, le sujet de chasse, le décor aux oiseaux (coq, palombe…), les personnages (paysan sur sa canne, porte flambeau, marquis et marquise, les amours…).

Les Chinoiseries (1730- 1760) :

 Utilisé pour désigner les compositions fantastiques, ce terme a été créé par les artistes européens sous l’influence de modèles orientaux, et tout particulièrement de la porcelaine (Pâte qui, à l'état naturel est d'un blanc très pur après la cuisson et présente un aspect vitrifié. Sa température de cuisson peut varier entre 1250 et 1460°C) chinoise et japonaise.
Ce type de décor débute à la fin du XVIIe siècle et sa mode perdure aux XVIIIe et XIXe siècles en Europe.
A Samadet, la production s’étale de 1765 à 1780-1790, souvent accompagnée d’autres personnages comme les grotesques, le paysan.

Les Grotesques (après 1740) :

C’est un système décoratif consistant en une représentation d’êtres difformes ou caricaturés et d’animaux répartis sur des terrasses. La dissymétrie caractérise ce style principalement utilisé par les manufactures de Moustiers et de Marseille et qui couvre le règne de Louis XV. Elle concerne autant la composition que la place de cette composition dans l’objet.
Les grotesques polychromes de Samadet prennent place entre 1770-75 et 1790 utilisant le même poncif (Feuille de papier à dessin piqué de petits trous sur laquelle on imprime un pigment ( charbon dans le cas de la faïence) à l'aide d'un tampon ou poncette).) des grotesques en camaïeu (Le camaïeu est le mélange d'une couleur pure additionné de valeurs de ton ( blanc, gris, noir) qui permet de créer un dégradé de ton.) vert.

Le décor aux oiseaux : « à la palombe » et au coq de bruyère  (1760- 1790) :

Ce décor spécifique de la manufacture de Samadet s’inspire d’éléments du décor « à grotesques » de la fabrique d’Olerys à Moustiers.
L’oiseau est au centre du bassin (Partie creuse d'une assiette) tandis que sur l’aile, parfois soulignée de filets, des tertres servent de point de départ à des tiges fleuries et un « sépale » en occupe le centre.
Le « coq de bruyère », seul ou accompagné de ses congénères, est aussi un décor de Samadet.

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